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A DECOUVRIR Art roman

L’art roman

L’art roman correspond au style architectural et aux sculptures des constructions civiles et religieuses du Xe au XIIe siècle.

D’où vient l’art roman ?
L’art roman est né en France avant de gagner l’Europe entière, mais il présente des origines complexes. Il est issu de l’art romain antique, comme les langues romanes sont issues du latin. Il constitue un art de synthèse, mais aussi un style entier, doté d’une grande unité et de caractères forts.
L’architecture romane correspond à une période d’intense construction après l’an mille, aussi bien pour des églises paroissiales que pour des églises monastiques.

Quelles sont ses caractéristiques
L’architecture romane montre une grande variété dans le plan de ses églises. Directement inspiré des basiliques romaines et adapté aux édifices de grandes dimensions, le plan basilical dessine une crois latine évoquant le Christ supplicié, et connaît un succès certain. En règle générale, les églises romanes sont orientées et le sanctuaire s’achève par une abside en hémicycle. L’architecture romane développe son plan afin de répondre au mieux à l’utilisation des espaces et à la circulation à l’intérieur de l’édifice. On voit ainsi se développer des espaces d’accueil et d’attente que sont les narthex ou avant nef, qui permettre de faire la transition entre l’espace profane à l’extérieur et l’espace sacré à l’intérieur. On voit aussi apparaître le déambulatoire approprié à la circulation autour du chœur. Ce déambulatoire peut être scandé de chapelles rayonnantes et d’une chapelle axiale souvent consacré à la Vierge. L’art roman est aussi caractérisé par une élévation sur trois niveaux et un système ornemental : les tympans sont souvent sculptés, les chapiteaux historiés, l’élévation est rythmée par les modillons, les oves ou des frises de billettes, et les intérieurs sont souvent recouverts de peintures murales…

Les exemples au sein des villes sanctuaires en France ?
Lors de vos visites dans les différentes villes sanctuaires vont pourrez découvrir cet art médiéval à travers différents exemples caractéristiques de leur région. Même si l’art roman est très homogène, il se définit aussi par des styles plus régionaux ou emblématiques d’un ordre religieux.
Le portail royal de la Cathédrale de Chartres ainsi que la chapelle Notre-Dame sous Terre, l’actuelle crypte, sont de style roman. La cathédrale, de style gothique, a été construite au début du XIIIe siècle, sur les ruines d’une précédente cathédrale romane, détruite lors d’un incendie en 1194. La façade occidentale constitue la porte d’entrée principale de l’édifice religieux. Encadrée par deux tours, elle présente un programme sculpté important : le décor derrière les statues représente les derniers feux du style roman : entrelacs, colonnettes, feuilles d’acanthe témoignent des influences méridionales.
Au Puy-en-Velay, la cathédrale Notre-Dame-de-France date des XIe et XIIe siècles. Elle a été remaniée et restaurée dans son état premier au XIXe siècle. On peut remarquer des influences orientales dans cet art roman auvergnat notamment par son chevet rectangulaire surélevé au XIXe siècle, sa façade polychrome à 5 étages, sa porte du porche ouest, sa nef de 6 travées avec 6 coupoles octogonales et surtout ses peintures murales dont celle de saint Michel (XIe siècle), des saintes femmes au tombeau (XIIe siècle), du martyre de sainte Catherine (début XIIIe siècle). Cependant les coupoles du Puy s’apparentent à d’autres exemples visibles à Tournus ou à Saint-Martin-d’Ainay à Lyon. De même, le décor polychrome serait plus probablement un témoignage de survivances de pratiques carolingiennes dans l’art roman régional qu’un héritage musulman.
Dès le Xe siècle, les ducs de Normandie décident de construire une nouvelle église sur le Mont-Saint-Michel. C’est ainsi qu’en 966 s’établit l’ordre des moines bénédictins a qui l’on doit l’abbaye romane qui fut édifiée au XIe siècle. La merveille que nous connaissons aujourd’hui est aussi le résultat d’un chantier qui a duré soixante ans. La nef de l’église est l’expression du style roman, plus précisément du second art roman. Les collatéraux sont voûtés d’arêtes, enserrant la nef centrale et permettant ainsi de maintenir sa stabilité. D’autre part, les tribunes, placées au-dessus des bas-côtés, ont une fonction architectonique bien précise : par leur présence, elles opèrent un phénomène de contrebutement, c’est-à-dire que leur voûte oppose une force oblique montante à la force oblique descendante de la voûte de la nef centrale. Ce principe d’une architecture dynamique sera repris par exemple à Nevers puis par l’art gothique
L’église Saint-Etienne de Nevers a été construite dans la deuxième moitié du XIe siècle, (entre 1068 et 1097), sur l’initiative de Guillaume 1er, comte de Nevers, en beau calcaire ocre de la région. Elle faisait partie autrefois d’un prieuré clunisien. Elle offre donc le plan caractéristique de l’architecture romane avec une nef de 6 travées à 3 niveaux d’élévation, voûtée en berceau, des collatéraux voûtés d’arêtes surmontés de tribunes en demi-berceau s’ouvrant sur la nef par des arcades jumelles, un large transept avec une absidiole sur chaque croisillon, un choeur en hémicycle entouré d’un déambulatoire à trois chapelles rayonnantes. Le carré du transept est recouvert d’une coupole sur trompes Sur certaines pierres du chevet, on peut voir les marques des tailleurs de pierres. Le décor sculpté est lui aussi emprunt de l’art roman par son bestiaire et son symbolisme. On a aussi retrouvé des marques lapidaires laissées par les tailleurs de pierres.
À Paray-le-Monial, l’église priorale a été construite aux XIe et XIIe siècles. Le monastère bénédictin fondé par le Comte Lambert de Chalon vers 970 fut donné à l’ordre de Cluny vers 999 par son fils Hugues Ier, évêque d’Auxerre. Sous l’abbatiat d’Hugues de Semur, l’église est reconstruite à partir de 1092 sur le modèle de ce qui se faisait à Cluny. L’église de Paray-le-Monial est le meilleur exemple de l’architecture clunisienne bourguignonne et permet de rendre compte de l’état et l’image de ce qu’a pu être la grande abbaye de Cluny. Elle est surtout remarquable par son magnifique chevet échelonné où tous les volumes intérieurs ressortent à l’extérieur. Comme l’église priorale de Nevers, elle développe un plan basilical (nef flanquée de collatéraux) avec un chœur en hémicycle avec déambulatoire et chapelles rayonnantes. La sculpture est moins aboutie que l’architecture à cause d’un manque de moyen à la fin des travaux.
La chapelle Saint-Michel de Rocamadour est dissimulée par un encorbellement rocheux duquel l’abside fait néanmoins saillie. Le mur extérieur présente de splendides fresques richement colorées de l’Annonciation et de la Visitation. Datées du XIIe siècle, ces représentations sont fortement influencées par la mosaïque byzantine et les châsses limousines. On remarque également un grand saint Christophe.
La basilique Sainte-Madeleine de Vézelay possède l’un des ensembles de sculptures les plus remarquables que l’art roman ait créés. Le tympan du portail central et les chapiteaux de la nef en sont les plus belles illustrations. Le tympan est une œuvre d’art dont les détails, comme les plis des vêtements, suscitent l’admiration. Les chapiteaux de la nef, tous d’origine, illustrent quant à eux avec un réalisme saisissant différentes scènes de la Bible. Avec ses grandes fenêtres claires, l’église de la Madeleine est d’une luminosité remarquable, qui va croissant vers l’est, de la légère pénombre du narthex à la nef rythmée par des arcs-doubleaux bicolores et jusqu’au choeur reconstruit en style gothique peu après 1200, inondé de lumière. « A Vézelay, il n’y a pas eu d’architectes, mais des bâtisseurs » s’exclamait Le Corbusier.

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