Détour dans l’histoire du village de Lalouvesc

Vous avez envie de partir, d'être dépaysé. Quelles découvertes vous attendent à Lalouvesc ? À 1 092 mètres d’altitude, profitez du panorama sur les Cévennes et la chaîne des Alpes. On y découvre un haut lieu spirituel d’Ardèche et ses deux personnages emblématiques, saint Jean-François Régis et sainte Thérèse Couderc.

Nous sommes ici au centre d’un triangle formé par les villes de Saint-Etienne, Valence et du Puy-en-Velay, dans le Haut-Vivarais au nord de l’Ardèche qualifiée de “Verte” pour ses nombreuses prairies et forêts. A l’ouest de la vallée du Rhône, le climat y est plus tempéré que dans le sud du département. Sur les contreforts du Massif Central, le village de Lalouvesc est perché dans le col de Lalouvesc à 1092 mètres d’altitude. Les origines de son nom évoquent le relais de chasse des ducs d’Annonay (ville située à 25 km) et un petit oiseau, l’alouette, ou “Alauda” en gaulois romain, écrit “Laloveto en patois occitan. Il s’agirait de l'évocation d’une garnison romaine postée sur la voie romaine qui reliait Vienne à Saint-Agrève.

Ce petit village tient sa notoriété des reliques de deux saints de la religion catholique, saint Jean-François Régis et sainte Thérèse Couderc, et reste une destination de pèlerinage incontournable.

 

Quelques dates à retenir :

L'époque moderne

Le 8 décembre 1616, Jean-François Régis entre au noviciat de la Compagnie de Jésus de Toulouse. Il est ordonné prêtre quatorze ans plus tard.

Aux XIII et XIVèmes siècles, Annonay, à 25 kilomètres de Lalouvesc, est une étape importante pour les pèlerins qui marchent vers la cité mariale du Puy-en-Velay.

A partir de 1634, Jean-François Régis démarre sa mission dans les monts du Velay et du Vivarais.

Alors qu’il parcourt la campagne, peu importe la météo, pour partager la parole de Dieu, Jean-François Régis arrive à Lalouvesc le 24 décembre 1640. Epuisé par le froid, il y meurt le 31 décembre.

En 1737, le pape Clément XII procède à sa canonisation. Il est le patron des jésuites, mais aussi des dentellières du Puy-en-Velay qu’il a réconfortées et soutenues dans leur travail, alors que le parlement de Toulouse envisageait l’interdiction du colportage de la dentelle.

L'époque contemporaine

Le 1er février 1805, Marie-Victoire Couderc naît à Sablières en Ardèche.

En 1826, nombreux sont les pèlerins qui viennent à Lalouvesc vénérer les reliques de Saint Jean-François Régis, l’apôtre du Velay et du Vivarais. Afin de les accueillir le Père Terme créer crée une maison d’accueil, confiée aux sœurs de Saint-Régis, à Lalouvesc.

1827, Thérèse Couderc avec deux autres sœurs est appelée à Lalouvesc pour s’occuper de « La maison Saint Régis » maison fondé par le Père Terme pour accueillir les femmes en pèlerinage. Sœur Thérèse deviendra ensuite supérieure de la congrégation des sœurs de Saint-Régis à Lalouvesc. Elle y propose des enseignements spirituels. Bientôt, elle co-fondera avec le Père Terme la congrégation des sœurs de Notre-Dame du Cénacle selon les enseignements des Exercices de  saint Ignace et c’est le développement des retraites spirituelles.

En 1850, la chapelle Saint-Régis est édifiée.

La basilique Saint-Régis est construite entre 1865 et 1875 et verra d’importants travaux jusqu’en 1900. Elle est l’œuvre de Pierre Bossan, architecte des basiliques Saint-Sixte d’Ars-sur-Formans et Notre-Dame de Fourvière à Lyon (de style néo-byzantin).

En 1896, l’accueil des nombreux pèlerins nécessite la construction d’une nouvelle chapelle qui est dédiée à saint Ignace, on peut y voir un remarquable plafond à caissons en bois d’un menuisier local. (statue saint Ignace de Millefaut)

En 1877, la basilique est consacrée. Elle abrite les reliques de saint Jean-François Régis et, celles depuis le 22 septembre 2018, la châsse de sainte Thérèse Couderc.

Le village de Lalouvesc comptait 386 habitants au recensement de 2017. Il présente de nombreux attraits touristiques liés aux loisirs de plein-air et à la qualité de l’offre culturelle estivale.