Paray-le-Monial

Paray-le-Monial bijou sacré de Bourgogne

Au cœur du Bocage Charolais, sur les bords du Canal du Centre, j’ai fait une halte à Paray-le-Monial. J’ai vu la basilique “joyau d’Art roman” et j’ai fait l’expérience du message d’amour transmis par Jésus à sainte Marguerite-Marie.  Dans le sud de la Bourgogne, une rencontre avec le silence, et la nature, où s’épanouit l’AOC Star j’ai cité : “Le charolais”.

La Loire m’accompagne dans mon périple entre Nevers et Paray-le-Monial. Je quitte la ville qui a offert l’apaisement et le repos à Bernadette Soubirous pour m’imprégner de l’amour du Christ qui anime cette ville de Bourgogne.  

Dans quelques jours, la ville accueillera une foule de pèlerins pour la fête du “Sacré Cœur”. Ensemble, ils se laisseront guider par Jésus pour entrer dans l’amour de Dieu et de leur prochain. Ce n’est pas pour cette occasion spécifique que la ville de Paray-le-Monial est si richement fleurie, non, c’est toute l’année qu’elle soigne son apparence. Le mois de juin, entourée de plantes, me semble idéal pour découvrir un cadre de vie labellisé quatre fleurs.    

Avant d’arriver à destination, c’est un autre paysage qui me séduit. Une terre vallonnée, recouverte de verts pâturages délimités par des haies, des arbres où l’on imagine, cachés entre les branches de petits animaux sauvages. Véritable écrin de verdure, le bocage du Charolais-Brionnais est candidat au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Bercés par le sifflement des oiseaux des champs, ou le petit cri des hirondelles rustiques, les vaches charolaises se détendent l’entrecôte et les chèvres se laissent traire tout en douceur, pour donner un fin fromage de garde AOC : " le Charolais ".
 

 

Fête du Sacré-Cœur
Fête du Sacré-Cœur
Bocage du Charolais-Brionnais
Bocage du Charolais-Brionnais

La basilique romane du Sacré Cœur siège entre la Bourbince et le Parc des Chapelains depuis le XIIème siècle. Pèlerin ou visiteur, on ne peut rester insensible au charme de sa pierre jaune, ni lui ôter le respect qu’elle mérite pour avoir traverser les siècles sans avoir perdu de son charisme clunisien. Ce matin, le soleil donne un éclat doré au chevet à étagement de l’église et perce le feuillage des platanes qui montent vers le ciel comme le feraient les colonnes d’une cathédrale. Avant de découvrir l’histoire et le message du lieu, je m’offre une méditation face au spectacle de la basilique.

J’imagine à deux pas d’ici Marguerite-Marie Alacoque, âgée de 22 ans, poussant la porte du couvent de la visitation. Avant de devenir religieuse, elle s’était déjà destinée à son Sauveur. Jésus, lui apparaîtra trois fois entre 1673 et 1675. Il dévoilera son cœur plein de charité à la jeune religieuse déclarant son amour pour elle et pour le monde. C’est lors de la troisième apparition qu’il demandera que son cœur soit célébré chaque année pour répandre ses grâces sur ceux qui viendront le prier. La chapelle du couvent ou “Chapelle des Apparitions”, conserve les reliques de sainte Marguerite-Marie, canonisée en 1920.

A l’Accueil des Pèlerins, on me guide vers les autres lieux de prière : la chapelle Saint-Jean, la chapelle Saint-Claude La Colombière, dédiée au père jésuite, ami et confident de sainte Marguerite-Marie. Un chapelain m’invite à poursuivre ma découverte du message de “ Paray ” en me conviant à un moment de prière.

C’est donc ressourcée que je poursuis mon exploration de la cité en déambulant dans le centre historique. Le motif des ruelles pavées rappellent à mon bon souvenir la tradition de la mosaïque qui s’expose chaque année dans la Tour Saint-Nicolas. Un art en appelant un autre, c’est de sacré qu’il s’agit cette fois au musée du Hiéron

Basilique du Sacré-Cœur
Basilique du Sacré-Cœur
Sainte Marguerite Marie
Sainte Marguerite Marie

Reste à cocher sur ma liste ce qu’une amie m’avait suggéré : ne rien faire, goûter au silence baignant le cloître voisin de la basilique. Après avoir arpenté la ville dans son moindre recoin, j’estime ce moment de repos nécessaire. Ensuite, je me mettrai en recherche de l’adresse idéale pour savourer la gastronomie locale, boire un verre d’un fameux vin de Bourgogne, et pourquoi pas prendre part à une conversation avec des parodiens pour connaître la meilleure saison pour rouler à vélo sur les voies vertes qui passent par ici. 

A Paray-le-Monial, j’ai fait l’expérience de l’amitié, de la quiétude. J’ai découvert un sanctuaire animé , soucieux des problématiques actuelles. C’est dans l’admiration pour ces hommes et ses femmes dont la bienveillance envers leur terre, a su préserver et valoriser un patrimoine naturel, culturel et architectural, que je reprends la route vers une autre destination. A bientôt Paray !
 

Cloitre de la basilique
Cloitre de la basilique
mardi
23 octobre
5° / 13°